Le Groupement d'Intérêt Public de Grigny et Viry-Chatillon

Présentation Géothermie

Viry-Chatillon Grigny – Territoire d’excellence sociale et durable : la géothermie arrive dans les foyers

Le 15 avril 2015 a été l’occasion d’échanger avec les habitants de Grigny 2 et de leur présenter le projet de transition énergétique.
Le maire de Grigny et le Préfet délégué pour l’égalité des chances, accompagnés de l’ADEME et de la Société d’exploitation de la géothermie (SEER), ont pu répondre aux questions sur le prix de la chaleur, les avantages de cette énergie renouvelable et sur le calendrier de mise en œuvre.

A Grigny, dès l’élaboration en 2007 du deuxième plan de sauvegarde de Grigny 2 et du projet de rénovation urbaine une réflexion avait été engagée sur une nouvelle filière énergétique car, outre un matériel vieillissant, les charges de chauffage des habitants de la copropriété restent fortes et sont appelées à augmenter avec le renchérissement des énergies fossiles.

Les études engagées démontrent un potentiel sur le territoire de l’agglomération en énergies renouvelables et plus particulièrement en géothermie, le sous-sol en Ile de France se prêtant bien à la mise en œuvre d’une géothermie dite « profonde ».

La ville de Grigny puis celle de Viry-Chatillon ont décidé de s’engager à mettre en œuvre un projet de changement de filière énergétique en utilisant une ressource locale l’eau chaude géothermale en s’appuyant sur les réseaux de chauffage existants de la Grande Borne, Grigny 2, du Plateau et des Coteaux de l’Orge.

Les bailleurs des quartiers de la Grande Borne (Opievoy), des Erables au Plateau (I3F) et des Coteaux de l’Orge (SNI) ont confirmé leur intérêt pour la mise en œuvre de la géothermie pour chauffer leur patrimoine.

Une étude est en cours pour examiner les possibilités d’extension à la zone industrielle Kennedy et au quartier Du Bellay à Viry-Chatillon.

La géothermie est l’une des orientations retenues par les commissions stratégiques réunies au printemps 2013 pour l’élaboration du 3ème plan de sauvegarde de Grigny 2. Suite au travail de ces commissions, le Préfet pourra prendre un arrêté de Plan de sauvegarde à la fin du 1er semestre 2014.

Les conclusions de l’étude de potentiel réalisée par le SIPPEREC[1] ont démontré le grand intérêt de ce projet qui bénéficie d’une température du Dogger parmi les plus intéressantes en Ile-de-France compte tenu de besoins d’eau chaude et de chauffage très denses. En effet, un réseau de chaleur d’environ 12km permettrait de livrer plus de 165 GWh/an avec un taux d’énergies renouvelables supérieur à 65%.

Ce changement de filière énergétique permet avant tout de lutter contre la précarité énergétique et d’assurer une maîtrise durable des charges liées au chauffage et à l’eau chaude sanitaire des ménages de Grigny et Viry-Chatillon. Un réseau de chaleur issu à 75 % de chaleur géothermique signifie 75 % du prix final constant et maîtrisé, puisque moins soumis à la fluctuation du cours des énergies fossiles pour ainsi redonner du pouvoir d’achat aux habitants. La géothermie permet également de baisser de 70% les émissions de gaz à effet de serre liés aux réseaux de chaleur : sur Grigny 2 et la Grande Borne. 24 000 tonnes de CO2/an ne seront plus rejetées dans l’atmosphère.

 

Le développement de la géothermie pourrait permettre ainsi de relever le défi social (baisse et stabilisation des factures énergétiques) et le défi climatique.

S’agissant du défi social, le SIPPEREC dans sa délibération du 19 décembre 2013 jointe en annexe au présent dossier fait état de conclusions technico-économiques favorables à ce territoire. Il précise que le montant global des investissements s’élève à 45,6 millions HT dont 23 M€ pour les 2 doublets et 18 M€ pour le réseau. « Ces caractéristiques favorables permettent, dans l’hypothèse d’un TRI de 8% et de subventions à hauteur de 10% de bénéficier d’un prix moyen du MWh à environ 63 € TTC. A titre de comparaison, les tarifs moyens des abonnés de la Grande Borne et de Grigny 2 se situent actuellement entre 77€ et 89 € TTC / MWh. »

Lors des débats au SIPPEREC ayant présidé à la délibération du 19 décembre 2013 les deux maires de Grigny et Viry Chatillon ont manifesté leur fierté de participer non seulement à l’évolution des énergies renouvelables mais d’apporter une réponse à la précarité énergétique sur le territoire des deux communes.

 

 


[1] SIPPEREC : Créé en 1924, le Syndicat Intercommunal de la Périphérie de Paris pour l’Electricité et les Réseaux de Communication regroupe plus de 100 collectivités en Ile-de-France sur 6 départements. Ses compétences recouvrent l’électricité (distribution & fourniture), les réseaux urbains de communication et, depuis 2007, le développement des énergies renouvelables (solaire photovoltaïque et géothermie profonde).

 

Collectivités publiques et bailleurs s’associent pour permettre la mutation énergétique du territoire des lacs de l’Essonne :

  • Suite à l’adhésion des deux villes au SIPPEREC, la création de la Société d’Exploitation des Énergies Renouvelables Grigny Viry-Châtillon (SEER) est intervenue le 3 mars 2014. Le capital de cette nouvelle Société Publique Locale (SPL), de 1 000 000 €, est détenu par le SIPERREC (51%) et les villes de Grigny (37%) et Viry-Chatillon (12%). Les deux Maires ont confirmé leur volonté de s’orienter vers une structure avec davantage de contrôle, le statut de SPL ayant été considéré le plus adapté. Le conseil d’administration de la société comporte 13 administrateurs dont 4 élus de Grigny et de 2 élus de Viry-Chatillon. Il sera assisté de scrutateurs représentant les usagers.
  • Les bailleurs Opievoy (Grande Borne), I3F (Erables) et SNI (Coteaux de l’Orge) exploitent un réseau de chauffage permettant d’alimenter et chauffer leur patrimoine. Ils ont confirmé s’associer à la démarche du territoire et permettre le changement de filière énergétique vers la géothermie.
Grigny et Viry-Chatillon bénéficient à 1600 mètres de profondeur, d’une eau à 71°C permettant ainsi le développement d’un réseau de chaleur issue d’une énergie fiable et continue (24h/24, 7 jours/7 sans stockage).

Le projet de Grigny/Viry-Chatillon prévoit 2 forages géothermiques (deux puits) sur 2 sites : l’un à proximité de Grigny 2 pour se raccorder aux réseaux de chaleurs existants et l’autre à Viry-Chatillon, à côté de l’actuelle chaufferie de la Grande Borne, à proximité de l’autoroute.

Le projet comprend également la mise aux normes, l’adaptation et l’extension des réseaux et installations existants.

Les bénéficiaires potentiels de la géothermie :

  • les futures constructions de la ZAC Centre ville de Grigny (500 logements et 40 000m² de commerces et bureaux)
  • tous les équipements municipaux, les collèges et les bâtiments institutionnels déjà reliés aux réseaux de chaleur
  • les entreprises de la ZAC des Radars (Coca-Cola, Chomette et Favor, LR services)
  • Plus de 12 500 logements existants : 5000 logements aux Sablons et aux Tuileries (Grigny 2), 3500 logements à la Grande Borne (OPIEVOY + LOGIREP), 2000 logements aux Erables 1 et 2 (copropriété et parc I3F), 2000 logements aux Coteaux de l’Orge (SNI et Logement Francilien)
  • L’habitat collectif : les copropriétés et les immeubles de logements sociaux

Comme le montre la carte ci-après qui définit une zone de pertinence du réseau de chaleur géothermique et rappelle les quartiers desservis des deux communes, le réseau du projet géothermique correspond à l’ossature du périmètre du contrat de ville à engager. Les projets du renouvellement urbain pourront prendre appui sur ce réseau comme sur ceux des nouveaux projets de transport Tzen et TTME.

 

ZONE DE PERTINENCE DU RESEAU DE CHALEUR ET QUARTIERS DESSERVIS

géothermie 1

TRACES PREVISIONNELS DES RESEAUX DE CHALEUR

géothermie 2

2007  à 2009

  • Etude urbaine menée dans le cadre de la Convention ANRU
  • Etude «Énergie Renouvelable et réseau de chaleur: préfaisabilité énergétique» commandée par la Ville de Grigny.
  • Etude thermique commandée par le GIP (Urbanis-BERIM-Molas et associés)
  • Contre-étude pour le compte du Conseil du Syndicat Principal de Grigny 2 (IDEAM)

L’ensemble des études conclut à l’opportunité d’une modification de la filière énergétique et de la mise en œuvre d’un réseau de chauffage et d’eau chaude sanitaire alimenté par la géothermie

2011

  • Adhésion de Grigny au SIPPEREC à la compétence énergies renouvelables
  • Signature de la convention entre le SIPPEREC et la ville de Grigny

 

2012

  • Avril – achat du terrain par la ville de Grigny pour un des puits de forage géothermique
  • Mai – Projet de production d’une énergie géothermique sur le territoire validé par l’étude technique du SIPPEREC
  • 7 septembre – Dépôt d’un permis minier et de 2 permis d’exploitation
  • Poursuite des études économique, techniques, la définition du mode de gestion
  • Pré-adhésion à la fédération des entreprises publiques locales.

2013

  • Mars  – enquête publique en lien avec le permis minier
  • 3 décembre : délibération du conseil municipal de Viry-Chatillon pour son adhésion au SIPPEREC, compétences énergies renouvelables-géothermie
  • 28 novembre 2013 => obtention du permis minier pour les 2 sites
  • 17 et 19 décembre 2013 – les conseils municipaux de Grigny et Viry-Chatillon adoptent la résolution pour créer la Société Publique Locale pour le service public de chauffage urbain composée de trois actionnaires publics : le SIPPEREC (51%), les villes de Grigny (37%) et Viry-Chatillon (12%)

 2014

  • 3 mars : création de la Société Publique de Chauffage
  • Mise en place des procédures juridiques concernant les réseaux et la chaufferie
  • Montage des dossiers de financement
  • Pré-accord des futurs clients
  • Concertation avec les copropriétaires de Grigny 2 par SIPPEREC
  • Lancement des consultations pour la réalisation des travaux et attribution des marchés

 

2015

  • Démarrage des travaux : forage extension de réseaux

 

2016

  • Printemps/ Eté – test sur le réseau,

 

Hiver 2016-2017 – La mise en service est prévue pour la saison de chauffe 2016 sous réserve du lancement de l’opération au 1er trimestre 2014.