Le Groupement d'Intérêt Public de Grigny et Viry-Chatillon

Présentation Les Quartiers de Grigny 2

Grigny 2, un site hors norme

Ses caractéristiques et son histoire font de la copropriété Grigny 2 un site hors du commun et particulièrement complexe :

  • avec près de 5000 logements et 17 000 habitants, Grigny 2 rassemble la moitié de la population de Grigny et est la deuxième plus grande copropriété d’Europe ;
  • érigée dans le cadre de la première ZAC de France, sans permis de construire, la résidence est le produit inachevé d’une opération qu’un non respect de ses engagements par le promoteur a fait s’interrompre à l’initiative de la Ville de Grigny, et dont les domanialités demeurent à clarifier ;
  • son statut de copropriété privées’accompagne d’une structure institutionnelle complexe soumise à la loi de 1965 : un syndicat principal propriétaire du foncier, d’une chaufferie urbaine, de réseaux, auquel sont rattachés des tranches de parkings, des commerces, des équipements, et des syndicats secondaires gérant entre autres 27 tranches de logements et des tranches de parkings ;
  • sa conception monolithique en fait un objet « en soi », à l’image d’un grand ensemble, et de ce fait difficile à relier à son environnement ;
  • la répartition typologique de ses logements, non conforme au plan de masse d’origine annexé à l’arrêté de ZAC, est aujourd’hui une source de dysfonctionnements structurels avérée, du fait du nombre et de la concentration de très petits logements dans certains secteurs (square Surcouf).

Une intervention publique arrivée à un tournant historique

L’action publique menée sur Grigny 2 depuis l’origine vise à prévenir ou freiner les dérives constatées. Toutefois, depuis une dizaine d’années, les pouvoirs publics sont en quête de moyens, et d’outils, pour atteindre ces objectifs. En effet cette quête est rendue difficile :

  • par la complexité spécifique de l’objet traité, qui constitue, du fait de son statut et de ses dimensions, une ville dans la ville ;
  • par le caractère récent et encore mal adapté des outils de droit commun de l’action publique sur des grands ensembles en copropriété privé.

Une intervention publique ancienne

Ainsi, dès 1997, a été créée une équipe opérationnelle. Cette équipe a mis en place l’observatoire de l’habitat et du peuplement de la copropriété, puis le fonds de requalification de la copropriété (FRC), dont l’objectif est d’attirer les classes moyennes à l’aide d’un prêt à l’accession à taux très préférentiel, avec pour partenaires la CDC, le Conseil Général, et la Caisse d’Epargne Ile-de-France.

En avril 2001, un plan de sauvegarde a été arrêté par le Préfet de l’Essonne. Dans ce cadre, une opération de portage et de restructuration immobilière est engagée en 2004 par l’AFTRP sous maîtrise d’ouvrage de la Communauté d’Agglomération les Lacs de l’Essonne et dans une démarche partenariale. Cette opération, qui porte dans sa phase expérimentale sur 100 logements, a pour double objectif de remédier à un défaut typologique structurel de la copropriété en transformant des tous petits logements en logements plus grands, et d’en faire évoluer l’occupation sociale.

Un deuxième plan de sauvegarde

Le bilan du plan de sauvegarde, dressé en mars 2006 devant la commission de suivi du plan, a montré les limites d’une démarche dont le caractère préventif était affirmé. Ce plan a été prorogé jusqu’à octobre 2007 selon un programme d’action resserré afin de réaliser, à la demande des financeurs, notamment de l’ANRU, une étude prospective dans le cadre de la convention de rénovation urbaine signée en janvier 2007. Sous maîtrise d’ouvrage du GIP, les objectifs de cette étude étaient, en commençant par un diagnostic exhaustif, de préconiser les mesures qui permettent d’assurer la pérennité du fonctionnement de la copropriété en mettant en perspective les évolutions nécessaires à l’amélioration de son organisation dans le cadre d’un projet urbain d’évolution du quartier et de son environnement. Cette étude a été renforcée par une enquête sociale réalisée en 2007 sous maîtrise d’ouvrage de la communauté d’agglomération les Lacs de l’Essonne.

Ces études ont permis :

  • De préparer un nouveau plan de sauvegarde, approuvé en octobre 2007 par le préfet de l’Essonne ;
  • De préparer un projet d’avenant à la convention financière de janvier 2007 déposé à l’ANRU le 28 octobre 2008
  • De déposer auprès du Conseil Régional une demande de labellisation partielle au titre des « copropriétés en difficulté soutenues par la région » en septembre 2008

Sur la base d’un diagnostic partagé, ces documents portent un projet global de redressement durable de l’ensemble immobilier de Grigny II ouvrant ainsi un chapitre nouveau dans l’intervention publique sur ce territoire.